*** PROGRAMME DES EXPOSITIONS -> 2ème SEMESTRE 2017 ***

JACQUES GORDE.
 " SILHOUETTES / VENISES / NEW-YORK. "
SEPTEMBRE 2017.
CORPS ET AME GALLERY.

EN septembre, CORPS ET AME GALLERY présente Jacques GORDE.
Le peintre Nîmois, célèbre dans plusieurs villes de France, en Allemagne et aux Etats-Unis, était à l’honneur en 2014 lors de l’exposition estivale du Pont-du-Gard.
Décédé en 2009, il a également eu droit à la reconnaissance posthume de sa ville natale, puisque c’est l’une de ses œuvres qui été choisie pour l’affiche de la féria de Nîmes en 2010.
 
Inspiré par ce qui l’entoure, investi dans ce qu’il crée, l’artiste expressionniste a mis toute son âme dans ses œuvres depuis ses 17 ans, jusqu’à son dernier souffle. Son style, particulièrement reconnaissable, se trouve entre une réalité figurée et une abstraction figurative.
Dans son œuvre, il donne une place importante à la couleur, la lumière, mais son style est surtout marqué par la matière. Sa manie de travailler et retravailler chaque tableau jusqu’au dernier moment, en rajoutant des couches de peintures les unes sur les autres, par le jeu des transparences, crée des formes en relief sur la toile.

Véritable fil conducteur de sa carrière, les silhouettes de Jacques GORDE n’ont pas toujours d’origine. Parfois des femmes Africaines se détachent sur un fond sable, parfois les couleurs, les formes et les lumières laissent libre cours à l’imagination et à l’interprétation.
Des personnages, pas des portraits ni des personnes, mais des formes longilignes sans visage, parfois immobiles, et parfois animées d’un mouvement énigmatique. Ces silhouettes graciles, capturées dans l’instant, sont comme une marque de fabrique pour l’artiste. Un amateur reconnait le trait de Jacques GORDE, sa matière, la forme des personnages, peints les uns sur les autres, l’arrière-plan lumineux…
 
Venise, la ville de l’amour, a depuis toujours inspiré de nombreux artistes, et Jacques GORDE ne fait pas exception. Il y recherche, comme dans ses peintures urbaines, la trace de l’homme. Durant quatre décennies, grand coloriste, le peintre Nîmois a travaillé ses couleurs, diversifié sa palette, osant ajouter plus de tons et plus de contrastes dans ses œuvres.  
Puisqu’il vivait dans le Sud, la lumière a toujours été d’une grande importance pour lui. Venise semblait donc l’endroit idéal pour le coloriste qu’il était. Les lumières et les couleurs, la brume et l’eau, les reflets et les éclats… C’est à Venise que Jacques GORDE parvient à maîtriser le rendu naturel de la lumière. Après avoir peint l’Afrique, New-York, Nîmes et ses corridas, voilà que l’Italie lui offre de nouveaux paysages, de nouvelles réflexions.

Lors d’un voyage à New-York, ce sont encore une fois les traces de l’homme que l’artiste cherche à représenter. Comme dans ses œuvres réalisées à Paris, Lisbonne ou Barcelone, elles prennent la forme de façades de bâtiments. Ce sont de grands buildings frappés par les lumières de la ville, qui prennent une forme plus abstraite sur ses toiles. Le crépis, les fenêtres, les néons, accrochent le regard de Jacques GORDE où qu’il se promène. L’extérieur des immeubles représente pour lui le masque qui cache l’intime au regard de la rue.
Ce ne sont pas les lumières naturelles de l’Italie ou du sud de la France, mais les couleurs d’une grande ville dont le Nîmois n’a pas l’habitude, et cette rencontre avec la verticalité rapproche les dernières œuvres de GORDE de l’abstraction.
Aujourd’hui, l’image que l’on garde de Jacques GORDE est celle d’un homme simple, qui aimait la vie, ses amis et sa famille et qui vivait la peinture de manière viscérale. Pour lui une journée sans peindre était une journée perdue... Mais c’est également l’image d’un artiste apprécié par un large public. Oui, sa peinture ne laisse personne indifférent. Ce sont tous ces aspects du peintre que CORPS ET AME GALLERY veut célébrer dans cette exposition. 


NIKITA.
   #  RESURGENCES .
- OCTOBRE / NOVEMBRE 2017.
- CORPS ET AME GALLERY.



CORPS ET AME GALLERY présente une nouvelle exposition intitulée « RESURGENCE » de la Street-Artiste NIKITA, une série de portraits peints sur d’anciennes tapisseries du XIXème et XXème siècle.

Tombée très tôt dans la marmite des arts urbains, l’une des particularités de cette montpelliéraine de 37 ans est de se servir d’une grande variété de supports pour ses œuvres. Après ses premières huiles sur toile, elle rencontre l’artiste SWEO et intègre le groupe de Street-Art 
«  le 5.7 CREW ». Grâce à ces rencontres, son art s’est développé dans la rue, sur ou dans des bâtiments publics, privés ou abandonnés. De nombreux projets de fresques la font connaître ; elle a notamment peint deux des grandes façades  du quai du Verdanson à Montpellier.

Avec une formation d’artiste décoratrice et une grande part d’apprentissage en autodidacte, NIKITA a su imposer, dans le monde du Street-Art comme sur ses toiles, un univers tout personnel. Elle puise son inspiration dans différents univers tels que ceux des Comics ou des Mangas de son enfance, des films de Tim Burton avec un univers étrange et des personnages aux grands yeux, influencée aussi par le japon et ses geishas, ainsi que par la science-fiction apocalyptique. Elle s’en affranchi ensuite, pour se consacrer aux transparences, en s’attachant toujours à faire ressortir l’âme des ses personnages.
 
Une artiste qui met en avant la féminité :

Ses sujets, personnages ou portraits, sont d’abord ceux de femmes fortes, guerrières, mais très féminines avec des visages doux et expressifs, tantôt coloré et tantôt proche du noir et blanc, qui révèlent sa force intérieure et sa combativité. Dans le monde plutôt masculin du Street-Art, elle met en avant sa propre féminité, se démarquant ainsi pour devenir une artiste emblématique du groupe, et reconnue par ses pairs.
Ses créations à la bombe et au pinceau montrent une minutie remarquable. A force de travailler sur la lumière et l’ombre, elle en vient à réaliser des œuvres en 3D, trompant les perspectives, repoussant les limites physiques de ses lieux de travail. Elle part ainsi à la recherche de lieux atypiques ou undergrounds pour développer ses « anamorphoses », peintures en 3 dimensions aux perspectives trompeuses.
 
Puis la technique évolue et NIKITA utilise des supports variés, parfois très originaux, mais souvent chargés d’histoire :
     « C’est le graff qui m’a amené à visiter des lieux abandonnés pour trouver des spots uniques, c'est là que j’ai commencé à récupérer des papiers peints.
        C’est un travail sur la mémoire des murs, je peins des personnages fantomatiques, en transparence, seuls témoins du passé, bloqués dans le temps et dans les murs du présent. »
 
La mémoire des murs, preuve s’il en est que la pensée humaine est capable de se matérialiser.

      « Les maisons et bâtiments absorbent et subissent l’influence vibratoire des occupants ... quand je visite les lieux abandonnés, je ressens souvent beaucoup d'émotions que j’essaie de retranscrire sur mes toiles. » explique l’artiste.
 
L’exposition « RESURGENCES »   montre d’ailleurs son travail exceptionnel sur des tapisseries anciennes, décrochées dans des châteaux en ruine, d’anciens bagnes pour enfants abandonnés et d’autres bâtiments très  anciens connus seulement de quelques initiés.
Ces tapisseries, ensuite préparées et marouflées sur toile sont le support d’une série de portraits féminins. NIKITA joue dans ses portraits avec la transparence, laissant le spectateur apercevoir à la fois son travail et son support. Elle donne ainsi une grande importance et un regard neuf à ces motifs anciens.
 
 
 
CORPS ET AME GALLERY
1 bis rue Emile Jamais, 30900 Nîmes
Exposition « RESURGENCES » by Nikita du 14 octobre au 30 Novembre.
 
Vernissage samedi 14 octobre  de 15h00 à 20h00.



CHRISTIAN VEY
LA FEMME EST-ELLE UNE NOTE DE JAZZ ?

Chez CORPS ET AME GALLERY, la fin de l'année 2017 et le début de l'an 2018 seront consacrés à l’artiste peintre Christian VEY et ses portraits de femmes.
 
L'artiste, né à Saint-Etienne en 1960, a appris la peinture en autodidacte à partir de ses 26 ans. D'abord judoka de haut niveau, il retrouve dans l'art un élan créatif, émotif. C’est un passage dans une galerie d’art en Bretagne qui lui redonne cette envie de travailler avec passion et d'aller jusqu'au bout des choses.
Il obtient pour ses œuvres une médaille d'argent et d'or au salon des artistes à Saint-Étienne en 1991 et 1992. Cela permet à  Christian VEY d’étendre ses expositions à la capitale et dans plusieurs pays d’Europe, à Montréal, dans plusieurs villes des États Unis et en Afrique.
 
Ce féru de Jazz utilise dans la peinture le même rythme, la même émotion et les  mêmes leitmotivs qu'il aime tant dans la musique. Il explique son style en ces mots : “La couleur a commencé à remplacer les notes de musique et comme dans le jazz, l'improvisation est venue se greffer”. Pour lui, il n'y a rien à comprendre, c'est de l'art, de la musique.
Les œuvres de Christian VEY, de la peinture à l'huile sur des toiles, travaillées au couteau, sont caractérisées par le mouvement, la vitesse, la spontanéité. Né dans le nord de la France, il travaillait d’abord en noir et blanc, avant de déménager à Uzès. Alors les couleurs chaleureuses prennent une place importante dans ses œuvres, symbolisant l'énergie. Ses compositions sont conçues comme des feux d’artifice éclatants.
 
L'artiste, qui voyage aujourd'hui en Europe et aux Etats Unis, représente ainsi la vie : des musiciens en action sur scène, des vues urbaines, et des femmes…
Sensuelles, cheveux au vent,  faisant face au spectateur, les portraits féminins de Christian VEY symbolisent la beauté de l’art et des sujets. Mais c’est également la créativité et la liberté de l'artiste que l’on retrouve dans les traits. Leurs regards sont intenses, leurs visages, leurs lèvres, leurs cheveux sont soulignés par des fonds colorés.
Ces femmes sont le sujet principal de l'exposition sur Christian VEY, qui aura lieu du 12 décembre 2017 au 13 janvier 2018. Elles montrent le Jazz retranscrit sous une forme picturale, dans laquelle chaque trait de la vie est ponctué par la symbiose entre les personnages, le mouvement, la couleur.